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12 février 2012 7 12 /02 /février /2012 11:09

Lors de la session du conseil régional de Bretagne du 4 février 2012, les élus ont émis un avis défavorable sur le projet régional de santé (PRS). Ce document, qui définit les priorités stratégiques de la politique de santé en Bretagne pour les cinq prochaines années, fait les frais d’une lecture très politique.

Le projet régional de santé (PRS) de Bretagne, véritable feuille de route de la politique de santé élaborée par l’Agence régionale de santé pour les années 2012-2016, n’a pas convaincu les conseillers régionaux.
Réunie en session le 4 février à Rennes, l’assemblée à majorité de gauche a émis un avis défavorable à l’encontre de ce volumineux document de plus de 800 pages.

Trois conseils généraux sur quatre (à majorité socialiste) – Ille-et-Vilaine, Côtes d’Armor et Finistère -, ont également émis un avis défavorable. Seul le Morbihan (majorité gouvernementale), a voté pour.
Ces avis sont consultatifs, et le document devrait tout de même être adopté dans les prochaines semaines, après l’avis du préfet de région, que l’on imagine, lui, positif.

Humain oublié - Le PRS, en Bretagne comme dans de nombreuses régions à majorité de gauche, fait sans doute les frais d’une lecture très politique à quelques mois d’échéances électorales majeures.
Et les conseillers régionaux ne mâchent pas leurs mots : « Ce PRS, sous un amoncellement de plans et de schémas, a oublié l’essentiel : l’humain », résume un communiqué diffusé à l’issue de la session du conseil régional.

Parmi les griefs les plus importants formulés par la région, celle-ci pointe la dimension technocratique du document et « des oublis de taille », comme la santé au travail, la santé scolaire, universitaire, et les schémas départementaux.

Pas de commentaire de l’ARS - Le document a été mis en ligne dès le 4 novembre 2011 par l’ARS sur son site internet, ce qui atténue d’autant la critique selon laquelle l’assemblée régionale n’a pas eu le temps de l’étudier au fond.

Quant à sa présentation, elle s’appuie effectivement sur de nombreux schémas, cartes et graphiques, et emploie un vocabulaire de spécialistes, qui la rend difficilement accessible au grand public, mais ce n’est pas non plus sa cible première.

Contactée par la Gazette, l’Agence régionale de santé (ARS) a fait savoir qu’ « elle ne commente pas l’avis des collectivités » sur le PRS.

Forte mobilisation des acteurs - Son directeur général, Alain Gautron, se félicitait toutefois lors de sa publication de la forte mobilisation - plus de 1 500 personnes - autour de ce projet.

« Cette participation d’importance est unique dans l’histoire de la santé en Bretagne ; jamais auparavant une telle mobilisation ne s’était tenue pour construire une politique de santé globale et intersectorielle associant tant les acteurs de la prévention, du soin et de l’accompagnement social et médicosocial, que les acteurs de la protection maternelle et infantile, de la santé au travail, de la santé en milieu scolaire et universitaire, et de la santé des personnes en situation de précarité et d’exclusion », écrivait-il en préambule du PRS.
Apparemment, la démonstration n’a pas convaincu tout le monde.

Lire le projet régional de santé de Bretagne ici link

Source : www.lagazettedescommunes.com

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Published by sante-securite.over-blog.com - dans CARSAT et ARS
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