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12 octobre 2013 6 12 /10 /octobre /2013 10:11

Alors que pleuvent les demandes d’évaluation et les critiques sur la réforme des rythmes, Jean-Marc Ayrault a donné trois garanties à l’Association des maires de France, propres à désarmorcer les points de blocage.

Lundi 7 octobre, devant le comité de suivi de la réforme des rythmes, le SNUIPP a interpellé Vincent Peillon, ministre de l’Education nationale : « Ville par ville, les situations problématiques doivent être étudiées et des solutions apportées en sortant du face à face entre l’école et la mairie. Là où il y a blocage, comme à Aubervilliers par exemple, il faut tout remettre à plat. De nouvelles organisations des rythmes scolaires doivent être retravaillées et validées à l’issue d’une vraie concertation ».

Demandes de réécriture et réunion d’évaluation - Le syndicat enseignant plaide en outre pour la réécriture du décret d’application de la réforme, trop rigide. Côté parents d’élèves, tandis que la FCPE organisait deux journées de soutien à la réforme, la PEEP sollicitait des réunions d’évaluation de la réforme pendant les vacances de la Toussaint.

Et après la mission d’information sur les rythmes au Sénat, l’UMP en demandait une à l’Assemblée nationale. Dans le même temps, Crillon, petite ville de l’Oise, faisait les gros titres, pour avoir carrément arrêté d’appliquer la réforme, 15 jours après avoir démarré… En début de semaine donc, on ne donnait pas cher de la peau de la réforme, même si dresser des bilans pertinents un mois après son entrée en vigueur tient de la gageure.

 L’AMF sauve la mise - « Nous avons obtenu des réponses précises aux questions précises que nous avions posées dès notre courrier du 1er août dernier » se félicite Jacques Pélissard, président de l’Association des maires de France. Une heure d’entretien avec le Premier ministre mercredi 9 octobre pourrait bien désarmorcer certains des blocages les plus importants quant à l’application de la réforme des rythmes scolaires. L’AMF peut en effet se targuer d’avoir obtenu :

  • La reconduction en 2014, à l’identique, des aides octroyées en 2013 aux collectivités pour appliquer la réforme des rythmes.
  • La mise sur pied d’un groupe de travail tripartite entre le Ministère de l’Education, la CAF et l’AMF pour négocier une harmonisation des taux d’encadrement du périscolaire. (Comprendre : l’extension des taux assouplis à toutes les plages d’activités périscolaires).
  • L’arrêt d’une date de remise des organisations de la semaine aux DASEN, compatible avec le besoin de temps exprimé par les élus et les exigences de la campagne électorale prochaine.

« Au travers de cette approche tripatrite, nous allons également travailler à calculer la réalité des coûts de cette réforme » reprend Jacques Pélissard, qui annonce les résultats de l’enquête menée par l’AMF auprès des 4000 pionnières au Congrès des maires.

 L’Association des maires ruraux de France a salué les réponses obtenues par l’AMF.

Techniciens à bout -  Les garanties offertes par Jean-Marc Ayrault arrivent à point nommé : dans les services des collectivités, les techniciens sont à bout. « Nous en prenons « plein la figure » en ce moment, alors que l’ensemble des territoires ont répondu présents pour cet enjeu. Le « génie territorial » a inventé des configurations innovantes, qui marchent, mais que personne ne relève du fait de la surenchère. Il faut pourtant laisser le temps aux collectivités de s’organiser, un an de rodage s’impose » estime Anne-Sophie Benoit, président de l’Andev.

Le comité national de suivi de la réforme des rythmes compile les bonnes pratiques

Aux dires de Françoise Moulin-Civil, rectrice de Lyon et présidente du comité de suivi de la réforme des rythmes, « cela se passe bien dans 80% des cas ». Sans surprise, la réforme passe bien là où le dialogue existe entre les acteurs locaux. Refusant d’être un « bureau des pleurs », ce comité de suivi entend rassembler les bonnes pratiques et préconisations dans un rapport qui sera remis en décembre prochain au ministre de l’Education. Entendre : le comité refuse d’être la caisse de résonance des polémiques politiques.

Issues de l’examen des premiers projets éducatifs de territoire, quelques grandes tendances se dessinent déjà :

  • La pratique de l’alternance et de la mutualisation des équipes d’animation en milieu rural, où les animateurs tournent sur plusieurs sites d’une semaine sur l’autre, et non d’un jour sur l’autre comme dans les grandes villes.
  • La variété des activités mises en place par les collectivités : 30% concernent des activités physiques et sportives, 30% des activités manuelles, artistiques et culturelles, 11% des jeux de stratégie, 10% concernent la lecture, l’écriture ou la littérature, 10% sont liées à des activités éco-citoyennes…
  • La difficulté des « transitions » entre la classe et les activités périscolaires.
  • L’introduction d’une différenciation des activités et organisations horaires pour les maternelles s’impose.

Source : www.lagazettedescommunes.com du 10 octobre 2013

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Published by sante-securite.over-blog.com - dans A consulter
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