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10 septembre 2013 2 10 /09 /septembre /2013 09:00

Un Observatoire national du suicide, réclamé par de nombreux spécialistes, va être mis en place ce mardi à l’occasion de la Journée internationale de prévention du suicide.

10 000 morts par an

La France affiche l’un des taux les plus élevés de suicides en Europe avec plus de 10 000 morts par an.

Créé auprès de la ministre des Affaires sociales et de la Santé, Marisol Touraine, le nouvel Observatoire aura « pour mission d’améliorer la connaissance des mécanismes conduisant aux suicides et de mieux coordonner et exploiter les différentes données existantes. Il devra également évaluer les politiques publiques de lutte contre le suicide, et produire des recommandations, particulièrement dans le champ de la prévention » précise le ministère.

Il réunira deux fois par an les représentants de sept ministères concernés, des acteurs institutionnels (opérateurs de l’Etat et caisses d’assurance-maladie), des parlementaires, ainsi que des chercheurs, des professionnels de santé de diverses disciplines, des personnalités qualifiées et des représentants d’associations.

Un Observatoire réclamé depuis 2011

Il établira un rapport annuel qui « s’attachera à établir chaque année un focus thématique ».

Sa création avait été réclamée dès 2011 par 44 spécialistes, dont le généticien Axel Kahn, le psychiatre Boris Cyrulnik et le président de l’association France prévention suicide Michel Debout, qui avaient signé un appel sur le site du quotidien Libération.

Un site web avait également été lancé l’an dernier par France prévention suicide et le cabinet Technologia pour recueillir des soutiens à la création de cet observatoire, « afin de mettre la question de la prévention du suicide à l’ordre du jour et d’en faire une priorité de santé publique ».

Source : quotidien "Ouest France" du mardi 10 septembre 2013

 

Lien vers un article du "Point" du 10 septembre titrant : "suicide: le triste record de la Français"

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3 septembre 2013 2 03 /09 /septembre /2013 09:10

Voici un très long article du site internet www.net-iris.fr sur la réforme des retraites. Je pense qu'avec l'article précédemment publié sur ce même blog, chacun d'entre nous pourra comprendre ce qui l'attend...et calculer judicieusement ses droits à la retraite. Je vous le mets en intégralité ci-dessous et vous laisse anticiper intellectuellement les conséquences de cette réforme sur votre propre carrière mais aussi, et je dirai surtout, sur celle de vos enfants et petits enfants !

Dernier rappel : le 10 septembre prochain, partout en France, des mouvements de rassemblement et de manifestations auront lieu avec un mot d'ordre principal : pour une autre réforme des retraites en maintenant notre sytème de répartition, seul garant d'une justice sociale inscrite dans le programme du CNR de 1943.

Le webmestre

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Introduction

Préparez-vous à travailler plus longtemps, à devoir payer plus de cotisations sociales sans avoir la garantie qu'au jour de votre départ à la retraite le système de retraite par répartition ne se sera pas effondré !

Cette réforme qui va impacter la vie de nombreux actifs va aussi concerner les entreprises et les retraités dès 2014. Si le projet de loi du Gouvernement n'assurera pas la pérennité du régime aux dires de nombreux experts, rapportent LeMonde et LeFigaro, il va néanmoins reporter de beaucoup l'âge de départ à la retraite à taux plein, car la réforme va se cumuler aux dispositions du décret du 2 juillet 2012.

Si l'âge légal de 62 ans n'est pas modifié, la durée de cotisation nécessaire l'est. Entre les études et les accidents de carrière, peu de salariés pourront partir à cet âge.

Après la réforme des retraites de 2003 (réforme Raffarin), celle de 2010 (Réforme Fillon), celle a minima de juillet 2012 (réforme Ayrault) et celle de 2014 (réforme Ayrault), le rythme des retouches du régime général des retraites s'accélère sans que l'on constate un réel redressement des comptes. Mais en agissant de la sorte, les Gouvernement successifs évitent les contestations populaires et grèves.

Les négociations menées avec les partenaires sociaux les 26 et 27 août dans le cadre du projet de réforme des retraites n'auront pas donné lieu à un grand suspens. Coupant l'herbe sous le pied aux syndicats de salariés et d'employeurs mais aussi des médias, hommes et femmes politiques, la décision du Gouvernement concernant la réforme 2014 des retraites est tombée le 27 août au soir.

Le chef de Gouvernement a tranché et présente sa réforme comme si elle était déjà adoptée, alors même qu'elle n'a pas encore été présentée et débattue au Parlement. Mais pour l'heure, voici ce qui se profile.

Participation des actifs et des entreprises

Les cotisations des actifs et des entreprises seront augmentées dans la même proportion dès 2014. Tous les régimes seront concernés (public, privé, indépendants).

Avec la hausse des cotisations déjà programmée par le décret du 2 juillet 2012 (voir le tableau augmentation des cotisations sociales des actifs), la hausse sera importante :

  • la cotisation retraite "part salariale" passe en 2014 à 6,95%, contre 6,75% aujourd'hui (+0,15 point pour les actifs et les employeurs en 2014 et +0,05% déjà programmé), et la "part patronale" passera de 8,40% aujourd'hui à 8,55% ;
  • puis la hausse sera de 0,05 pour les 3 années suivantes, laquelle devrait s'ajouter aux hausses de 0,05 déjà programmées pour ces trois années ;
  • la durée d'assurance nécessaire pour obtenir une retraite à taux plein à partir de 2020, augmentera d'un trimestre par an et passera ainsi à 43 ans en 2035.

 

Cotisation retraite

Part salariale

Par patronale

jusqu'au 31 octobre 2012

6,65%

8,30%

du 1er novembre 2012 au 31 décembre 2013

6,75%

8,40%

du 1er janvier au 31 décembre 2014

6,95%

8,60%

du 1er janvier au 31 décembre 2015

7,05%

8,70%

à compter du 1er janvier 2016

7,15%

8,80%

 

Evolution des conditions d'ouverture des droits à la retraite

 

Année de naissance

Nombre de trimestres devant être cotisés

1958- 1959 - 1960

41 ans et 3 trimestres

1961- 1962 - 1963

42 ans (soit 168 trimestres)

1964 - 1965 - 1966

42 ans et 1 trimestre

1967 - 1968 - 1969

42 ans et 2 trimestres

1970 1971 - 1972

42 ans et 3 trimestres

1973 et les générations suivantes

au moins 43 ans (soit 172 trimestres)
(contre 166 trimestres depuis la réforme de 2012, et 165 trimestres depuis 2010)

 

Par exemple, pour la génération née en 1989 qui entre sur le marché du travail en moyenne aujourd'hui à 25 ans, cela signifie qu'il lui faudra attendre 68 ans au mieux pour avoir une retraite à taux plein (sans compter les périodes de chômage et les prochaines réformes).

Même si le Gouvernement ne touche pas à l'âge légal de départ à la retraite à 62 ans, peu d'actifs pourront se permettre de prendre leur retraite avant d'avoir acquis tous leurs trimestres.

Les retraités mis à contribution dès 2014

Les majorations de pensions de 10% des retraités ayant élevé 3 enfants ou plus sont aujourd'hui exonérées d'impôt sur le revenu. Elles y seront désormais soumises comme le reste des pensions.

La revalorisation des retraites qui intervient depuis une réforme de 2008, le 1er avril de chaque année (au lieu du 1er janvier précédemment), sera effectuée désormais le 1er octobre de chaque année. Les retraités d'aujourd'hui ne verront pas leur retraite revalorisée avant octobre 2014.
Cette technique déjà utilisée sous le Gouvernement Fillon, permet au Gouvernement Ayrault d'économiser sur 6 mois de report (d'avril à octobre), 600 millions de revalorisation de pension de retraite.

Prise en compte de la "pénibilité": un trompe l'oeil !

Les salariés qui effectuent un travail qualifié de pénible pourront accumuler des points leurs permettant de réduire le nombre de trimestre nécessaire pour partir à la retraite à taux plein. Toutefois, il ne sera pas rétroactif. Or, la pénibilité d'un travail tend à diminuer au fil des années grâce à l'industrialisation, la mécanisation des outils et les évolutions technologiques.

Le "compte personnel de prévention de la pénibilité" (CPPP) sera créé dès 2015 suite à des négociations internes dans les entreprises et à la définition des postes exposés à de la pénibilité.

Mais comme l'indique son intitulé, le CPPP va avant tout participer à la "prévention" de la pénibilité dans l'entreprise, et à défaut, permettre aux salariés exposés au bruit, au port de lourdes charges, ou encore aux horaires de nuit, d'acquérir des droits.

Les dix facteurs de pénibilité retenus sont ceux qui ont été définis par les partenaires sociaux en 2008, à savoir :

  • les manutentions manuelles de charges lourdes ;
  • les postures pénibles définies comme positions forcées des articulations ;
  • les vibrations mécaniques ;
  • les agents chimiques dangereux, y compris les poussières et les fumées ;
  • les activités exercées en milieu hyperbare ;
  • les températures extrêmes ;
  • le bruit ;
  • le travail de nuit ;
  • le travail en équipes successives alternantes ;
  • le travail répétitif.

Ouvert pour tout salarié du secteur privé exposé à des conditions de travail réduisant l'espérance de vie, le compte permettra de cumuler des points en fonction de l'exposition à un ou plusieurs facteurs de pénibilité. Chaque trimestre d'exposition donnera droit à un point (deux points en cas d'exposition à plusieurs facteurs). Le nombre total de points sera plafonné à 100. Mais attention, automatiquement, chaque salarié perdra 20 points !

En effet, les 20 premiers points accumulés (soit 5 années d'exposition à un travail pénible) seront obligatoirement consacrés à la "formation du salarié" pour que son travail soit moins pénible ! Cela revient à réduire à zéro cet avantage, car les employeurs sont tenus de réduire les facteurs de pénibilité dans leur entreprise en adaptant le travail, les postures, les machines, etc.

Pour les autres points accumulés (c'est-à-dire au-delà de 20 points), le salarié pourra les utiliser pour :

  • suivre des formations permettant de se réorienter vers un emploi moins pénible (priorité de mutation interne) ;
  • financer un maintien de rémunération lors d'un passage à temps partiel en fin de carrière ;
  • bénéficier de trimestres de retraite.

Le barème de conversion des points en trimestres de formation, temps partiel et retraite est le suivant : 10 points sur le compte = 1 trimestre de validé pour la retraite (pour valider 6 trimestres, il faut être exposé à un travail pénible pendant 20 ans ou à plusieurs facteurs de pénibilité pendant un durée moindre).

Ce système est bien moins avantageux que celui offert aux chômeurs. En effet, pour un actif en période de chômage indemnisée, 50 jours d'indemnisation = un trimestre validé pour la retraite. Pour un chômage non indemnisé, 18 mois sans travail donne droit à 6 trimestres de validés pour la retraite. A titre comparatif, le chômage est selon le Gouvernement plus pénible qu'un travail de nuit ou sur un engin bruyant ou exposant le travailleur à des vibrations.

Enfin, il est proposé que pour les salariés du privé proches de l'âge de la retraite qui ne pourraient accumuler suffisamment de points sur leur compte individuel, les points acquis seront doublés et le minimum de 20 points de formation ne s'appliquera pas. Ainsi, un salarié exposé et qui est à 2 ans de la retraite verra ses points multipliés par deux, soit 16 points, lui permettant de bénéficier d'au moins un trimestre de temps partiel ou de retraite.

Par ailleurs, la mise en place de ce dispositif donnera lieu à une cotisation employeurs supplémentaire (une cotisation minimale de toutes les entreprises et une cotisation de chaque entreprise tenant compte de la pénibilité qui lui est propre).

Soulignons que les agents du public ne sont pas concernés par cette mesure, comme si aucun de leur travail n'était pénible (travail de nuit, exposition au froid, exposition aux charges, aux produits dangereux, etc.) ou que leur système de retraite compense déjà la pénibilité.

Les avantages accordés...

  • Aux femmes

A compter du 1er janvier 2014, seront validés autant de trimestres que de périodes de 90 jours de congé maternité.
Le décret du 2 juillet 2012 élargissant la possibilité de départ à 60 ans a ajouté, au titre de la durée réputée cotisée pour les départs en carrière longue, 2 trimestres au titre de la maternité. Tous les trimestres de congé maternité effectués à partir de 2014 seront réputés cotisés.

  • Aux travailleurs à temps partiel

A compter du 1er janvier 2014, les modalités de validation d'un trimestre seront modifiées pour un travailleur à temps partiel :

  1. acquisition d'un trimestre avec 150 heures Smic de cotisations au lieu de 200 ;
  2. création d'un plafond afin de limiter les effets d'aubaine : ne seront prises en compte pour le calcul de la durée que les cotisations portant sur un revenu mensuel inférieur à 1,5 Smic ;
  3. report des cotisations non utilisées pour valider un trimestre sur l'année suivante.
  • Aux parents

Pour les retraités actuels et ceux partant à la retraite d'ici à 2020, les règles actuelles (majoration de 10% des pensions ne concerne que les parents de 3 enfants et plus) ne sont pas modifiées.

Au-delà de 2020, la majoration actuelle sera progressivement plafonnée et transformée en majoration forfaitaire par enfant.

  • Aux apprentis

Les apprentis cotisent sur une assiette forfaitaire, inférieure à leur rémunération et trop faible pour leur permettre de valider une durée d'assurance vieillesse au moins égale à celle de leur contrat. Aussi, l'assiette de cotisation des apprentis sera réformée afin de leur permettre de valider à l'avenir un nombre de trimestres de retraite correspondant aux nombres de trimestres travaillés, quelle que soit leur rémunération.

Aucune date n'est précisée concernant l'entrée en vigueur de la mesure.

  • Aux chômeurs

A compter du 1er janvier 2015, toutes les périodes de formation professionnelle seront assimilées à des périodes d'assurance, dans les mêmes conditions que les périodes de chômage indemnisé (validation d'un trimestre pour chaque période de 50 jours de stage).

Les périodes de chômage non indemnisées seront validées continument si l'assuré reste inscrit à Pôle emploi, même en cas de reprise d'emploi.

  • A ceux qui ont connu un accident de carrière ou une carrière longue

Le décret de juillet 2012 a ajouté, au titre de la durée réputée cotisée pour les départs en carrière longue, 2 trimestres de chômage et 2 trimestres au titre de la maternité.

A compter du 1er janvier 2014, seront réputés cotisés 2 trimestres supplémentaires de chômage et 2 trimestres d'invalidité.

  • Aux petites retraites

Le minimum contributif n'est versé que si l'ensemble des pensions de retraite personnelles légalement obligatoires est inférieur à 1.028 euros. En cas de dépassement, le minimum contributif est écrêté. Le seuil d'écrêtement sera relevé à 1.120 euros à compter du 1er janvier 2014 (voir le dossier de presse pour les autres mesures concernant les agriculteurs).

© 2013 Net-iris

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31 août 2013 6 31 /08 /août /2013 19:00

C'est une question que tous les Français se posent et que peu d'entre nous comprennent... Ce très court reportage de France 2, diffusé hier soir au JT de 20h vous permettra sans doute d'y voir plus clair !

Résumé du reportage ci-dessous.

En France, pour bénéficier d'une retraite à taux plein, il faut valider un certain nombre de trimestres, qui varie selon l'année de naissance. Pour valider ces trimestres, il existe des dispositions peu connues des Français. Par exemple, les jobs d'été peuvent être pris en compte. Pour valider un trimestre, il suffit d'être payé 200 heures au smic horaire au cours d'un année, soit 1 886 euros cette année. Les petits boulots étudiants sont ainsi validables, dans la limite de quatre trimestres par an.

Par ailleurs, le service militaire valide quatre à cinq trimestres. Les périodes de maternité rapportent, elles, huit trimestres pour la mère, tandis que le père peut en profiter en partie. Enfin, 50 jours d'indemnisation chômage dans une année donnent droit à un trimestre.

Attention, toutefois, valider un trimestre ne veut pas dire cotiser. Cela donne le droit de partir à la retraite le plus tôt possible, mais ce sont bien les 25 meilleures années de salaire, dans le privé, qui détermineront le niveau de la pension.

Source : www.francetvinfo.fr

 

En bonus, Le Monde vous propose une petite animation que je trouve "éclairante"...

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30 août 2013 5 30 /08 /août /2013 17:49

Communiqué intersyndical : Grève le 10 septembre

PNGCommuniqué

Retraites :

Un projet gouvernemental inacceptable.

Les organisations syndicales de la Fonction publique CGT, FO, FSU, SOLIDAIRES, appellent tous les agents de la Fonction Publique à se mobiliser, à se mettre en grève avec les salariés du secteur privé dans les manifestations qui se tiendront le 10 septembre 2013 pour rejeter le projet de réforme des retraites porté par le gouvernement Ayrault.

Ce projet de loi qualifié de juste par le gouvernement, accroit en réalité la fragilisation de notre système de retraites.

Les quatre organisations syndicales de la Fonction Publique se félicitent d’ores et déjà de certaines options abandonnées par le gouvernement suite à la pression exercée collectivement comme, par exemple, la mise en cause du calcul de la pension sur les six derniers mois.

Dans le même esprit, les quatre organisations prennent acte des mesures concernant la pénibilité et les injustices faites aux femmes et aux temps partiels.

Pour autant, ce projet s’inscrit clairement dans la logique régressive construite par les réformes de 1993, 2003, 2007 et 2010.

L’annonce d’un allongement de la durée des cotisations à 43 ans, en 2035 pour les natifs de 1973 et après, constitue une provocation et une véritable hypocrisie.

Cet allongement recule de fait l’âge de départ à la retraite et signe inévitablement la baisse des pensions pour tous les futurs retraités.

En 2010 l’actuelle majorité gouvernementale a combattu la loi Fillon.

Le projet actuel non seulement valide celle-ci mais l’aggrave bel et bien.

Ce que nous n’avons pas accepté en 2010 nous ne l’accepterons pas davantage en 2013 !

S’agissant du financement, encore une fois, le gouvernement fait le choix de réduire le pouvoir d’achat des salariés et des retraités et déroule un tapis rouge pour le monde de l’entreprise qui sera le seul à bénéficier d’une mesure de compensation en échange de la hausse des cotisations patronales.

Le financement des retraites nécessite de construire des alternatives par l’apport de ressources nouvelles, tout particulièrement en améliorant le pouvoir d’achat des salariés et en créant des emplois.

Il est urgent d’augmenter l’ensemble des salaires, du privé comme du public, ce qui impose de revaloriser réellement le SMIC et d’en finir avec le gel du point d’indice.

Dans une situation où il y a près de 5 millions de chômeurs et chômeuses, où la moitié des salariés ne sont plus dans l’emploi au moment de faire valoir leur droit à la retraite, les projets du gouvernement sont inacceptables.

Les organisations syndicales de la Fonction publique : CGT, FO, FSU, SOLIDAIRES, s’engagent résolument contre ce projet et appellent à la journée d’action interprofessionnelle du 10 septembre, pour mettre un coup d’arrêt à cette nouvelle attaque de nos droits à la retraite.

A Paris le 30 août 2013

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28 août 2013 3 28 /08 /août /2013 10:29

Photo AFP

La réforme des retraites sera financée notamment par une hausse des cotisations patronales et salariales de 0,15 point en 2014, le gouvernement renonçant finalement à augmenter la CSG, a indiqué mardi Matignon.

La hausse des cotisations patronales et salariales sera progressive sur quatre ans: 0,15 point en 2014, puis 0,05 en 2015, 2016 et 2017, soit au final 0,3 point pour les actifs comme pour les employeurs en 2017.

La durée de cotisations, qui s'élèvera en 2020 à 41 ans et trois trimestres, sera portée progressivement à 43 ans en 2035.

La durée de cotisation requise pour une retraite à taux plein, qui s'élèvera à 41 ans et trois trimestres en 2020, sera ensuite portée à 42 ans en 2023, 42 ans et un trimestre en 2026, 42 ans et demi en 2029, 42 ans et trois trimestres en 2032, et 43 ans en 2035, a-t-on précisé de même source.

Le futur compte pénibilité, mis en place à partir du 1er janvier 2015 dans le cadre de la réforme des retraites, sera financé par les entreprises, a indiqué mardi Matignon.

Ce compte personnel de pénibilité sera "financé par une cotisation des employeurs : une cotisation minimale de toutes les entreprises et une cotisation de chaque entreprise tenant compte de la pénibilité qui lui est propre", a-t-on précisé de même source.

Les mesures annoncées mardi par Jean-Marc Ayrault pour la réforme des retraites va rapporter 7,3 milliards d'euros en 2020 au régime général (salariés du privé), selon un document présenté à Matignon.

Cet apport, assuré en grande partie par la hausse des cotisations vieillesse (4,4 milliards d'euros) permettra de compenser le déficit du régime général, évalué à 7,6 milliards d'euros en 2020.

Source : AFP du 27 août 2013

 

Vous trouverez dans les liens Twitter les réactions des syndicats et partis politiques à cette annonce faite hier soir...

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22 août 2013 4 22 /08 /août /2013 11:24

Police municipale armée : Hidalgo n’en veut pas à Paris


Manuel Valls réclame une "police municipale armée" à Marseille et tance vertement le maire Michel Gaudin ? Anne Hidalgo, elle, n’en veut pas à Paris. "Je suis très opposée à Paris à l’idée d’une police municipale", a-t-elle affirmé mardi soir sur Europe 1 alors qu’elle était interrogée sur la situation marseillaise. "La coopération qu’on a à Paris avec (…) la police nationale est finalement quelque chose de positif qui permet de travailler de manière plus efficace", a jugé la candidate PS à la mairie de Paris. Anne Hidalgo n’en a pas moins souhaité "qu’on rétablisse les effectifs de policiers que le gouvernement précédent (de François Fillon, NDLR) nous avait supprimés", soit 1.500 postes perdus entre 2009 et 2012 selon elle.

Mardi matin, le ministre de l’Intérieur Manuel Valls s’en est vivement pris sur BFMTV et RMC au maire (UMP) de Marseille Michel Gaudin qui, "décide enfin, progressivement, de mettre en place une police municipale qui n’existait pas" dans la ville, théâtre de plusieurs faits-divers sanglants. "A Marseille, nous avons besoin d’une police municipale armée", a-t-il insisté.

Article de Christine Ollivier, http://lisoloir.wordpress.com

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20 août 2013 2 20 /08 /août /2013 08:30

Infirmiers, aides soignants, et même plusieurs médecins de l'hôpital psychiatrique Paul Guiraud à Villejuif sont en grève mardi. Ils dénoncent la décision de la direction de suspendre le recours à l'intérim, par nécessité d'économies.

Rares sont les grèves au mois d'août, et pourtant. Le personnel de l'hôpital psychiatrique Paul Guiraud de Villejuif a décidé de se mobiliser ce mardi. En cause : une décision du directeur de l'établissement. Pour combler un déficit de 1,2 million d'euros accumulé l'an dernier (sur l'exercice 2012), il a décidé mi-juillet de suspendre le recours à l'intérim pour remplacer les absences et congés.

Ce qui a provoqué une "panique générale, puisque dans beaucoup d'endroits nous nous sommes retrouvés dans des situations catastrophiques", explique Joël Volson, à la tête de l'intersyndicale. Selon le personnel, depuis cette date, les incidents ont augmenté.

Rapport de l'inspection du travail début octobre

"L'Agence régionale de santé nous a demandé des efforts pour qu'on revienne a l'équilibre aussi vite que possible. Il n'y a pas de lien constaté entre la question des remplacements et les difficultés qui auraient créé des risques graves", répond le directeur Henri Poinsignon.

Les syndicats veulent que le direction revienne sur ces changements. C'est sans doute l'inspection du travail qui tranchera, présente dans l'hôpital depuis deux mois, elle rendra son rapport début octobre.

Ecouter le reportage de France Info

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13 août 2013 2 13 /08 /août /2013 09:14
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12 août 2013 1 12 /08 /août /2013 11:41

Le gouvernement veut équilibrer sa future réforme en permettant un départ anticipé pour les ouvriers et employés accomplissant des travaux difficiles. Coût estimé : 2 milliards d’euros.

Le dispositif actuel est peu utilisé

Dans le vaste chantier de la réforme des retraites, le volet pénibilité apparaît crucial. Il s’agit de prendre mieux en compte l’exposition des salariés à des tâches pénibles pour leur octroyer le droit à un départ anticipé.

Très difficile d’accès, le dispositif actuel, mis en place en 2010 par Nicolas Sarkozy, semble avoir manqué sa cible puisque seules 5 695 personnes y ont eu recours l’an dernier, alors que 30 000 y avaient droit, selon une estimation. Le gouvernement compte bien reprendre le dossier pour en faire le marqueur d’une réforme des retraites « de gauche ».

Un compte pénibilité pour chaque salarié

Jean-Marc Ayrault, qui doit rendre ses arbitrages avant la fin du mois, fera une visite de terrain, demain à l’aube, sur ce sujet. Il se rendra sur le chantier de percement du tunnel du tramway de Vélizy-Villacoublay (Yvelines). Son idée ? Que les salariés puissent cumuler des points pénibilité en fonction du nombre de mois d’exposition. Ces points leur permettraient de racheter des trimestres de cotisation, d’obtenir des formations pour se requalifier ou de bonifier leur salaire en cas de fin de carrière à temps partiel. Selon les premières estimations, un tel dispositif pourrait coûter 2 milliards d’euros à terme, qui s’ajouteraient aux 6 à 7 milliards nécessaires à l’équilibre des régimes de retraite d’ici à 2020.

Le patronat redoute d’être mis à contribution

Qui paiera ? Les entreprises, semble-t-il, mais aussi le contribuable, au titre de la solidarité nationale. On prête à l’Élysée l’intention d’actionner le levier CSG pour financer la réforme des retraites. Toutes les entreprises devraient être soumises à une cotisation pénibilité, celles qui exposent leurs salariés à des conditions de travail pénibles payant une surcotisation.

Le patronat, inquiet des conséquences dans le BTP et l’industrie, a déjà dit son opposition à une réforme qui mettrait en péril la compétitivité du travail… Alors que le gouvernement cherche, par ailleurs, à la favoriser au travers du Crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE).

Le dispositif sera-t-il rétroactif ?

Par pénibilité, il faut entendre : travail de nuit, exposition aux produits cancérigènes, charges lourdes, travail en trois huit, gestes répétés… Se posera la question de savoir comment prendre en compte cette pénibilité pour les quinquagénaires qui n’auront pas le temps d’accumuler des points pénibilité. Certains, au gouvernement, préconisent de valider des trimestres au titre des périodes passées. Encore faut-il pouvoir établir rétrospectivement l’exposition à la pénibilité. D’autres s’alarment du coût considérable et se contenteraient d’un élargissement de l’accès au dispositif carrières longues.

Source : article d'Even Vallerie, Ouest France, 12 août 2013

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10 août 2013 6 10 /08 /août /2013 18:31

Le ministère des Affaires sociales et de la Santé publie une étude consacrée à l’espérance de durée de retraite. Elle confirme que cette durée diffère selon le sexe, la catégorie sociale et le parcours professionnel.

L’espérance de vie passée à la retraite est fonction de l’espérance de vie et de l’âge à la liquidation du premier droit à la retraite. Pour les retraités nés en 1942, l’espérance de vie à 55 ans des femmes est supérieure de 6,4 ans à celle des hommes. Ayant des carrières plus courtes, les femmes partent à la retraite en moyenne un an plus tard. L’écart entre l’espérance de durée de retraite des femmes (26,5 ans) et celle des hommes (21,2 ans) est alors de 5,3 ans. Pour cette génération, les hommes anciens cadres peuvent espérer passer 22,7 ans à la retraite, soient 2,8 années de plus que les anciens ouvriers. Cet écart est proche de celui constaté entre les femmes anciennes cadres et les ouvrières : 2,9 ans. Pour les hommes comme pour les femmes, la longévité ne dépend pas seulement de la catégorie sociale occupée en fin de carrière, mais également du parcours professionnel (statut en début de carrière).

Les chiffres de ce "Dossier Solidarité Santé"’ porte sur les retraités nés en 1942, génération qui n’a quasiment pas été concernée par les dispositifs de départ anticipé (carrières longues, travailleurs handicapés) instaurés par la réforme des retraites de 2003. Aussi, ils ne peuvent être généralisables aux générations plus récentes.

Lire et télécharger l'enquête du ministère

Voir le Fichier : Esperance_de_vie_et_duree_passee_a_la_retarite_-_2013.pdf

Source : www.vie-publique.fr

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