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13 septembre 2013 5 13 /09 /septembre /2013 11:59

C’est la conclusion d’une expertise collective de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) rendue publique mercredi 11 septembre. Des dizaines de milliers de territoriaux sont concernés.

« Les expositions professionnelles aux bitumes et leurs émissions devraient être réduites », avertit l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) dans un rapport d’expertise publié mercredi 11 septembre 2013.

L’Anses considère que les ouvriers qui manipulent ces produits ou/et en respirent les émissions lorsqu’ils sont chauffés, s’exposent à différents risques sanitaires. Certains sont avérés : l’asthme, la bronchite chronique. D’autres sont suspectés : cancers du poumon, du larynx et du pharynx, atteintes des coronaires, artères qui irriguent le cœur.

« Certes, des progrès ont été réalisés au cours des vingt dernières années et notamment avec l’abandon des goudrons extraits de la houille, expose le Pr Gérard Lasfargues directeur général adjoint scientifique de l’Anses. Les fumées de bitumes contiennent 1000 fois moins d’hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) cancérigènes. Toutefois ils renferment 10 000 substances environ et les effets de ces cocktails, pour la plupart encore mal connus, ne sont pas négligeables. C’est la raison pour laquelle il est essentiel que les collectivités adoptent des mesures de prévention qui doivent s’adresser en priorité aux agents aux postes les plus exposés ».

Adapter l’organisation du travail - Cette réduction des expositions passe prioritairement par des mesures de prévention collective : adoption de produits moins toxiques qui se posent à froid, mise en place de système de captage de fumée sur les engins, etc.
Elle passe aussi par une adaptation de l’organisation du travail afin d’éviter, entre autre, une coexposition aux produits bitumineux et au rayonnement solaire, suspectée d’augmenter le risque de cancer de la peau.

Rechercher la présence de toxiques - Enfin, l’Anses attire également l’attention sur les risques sanitaires majeurs posés par l’entretien du réseau qui impliquent la mise en œuvre d’opérations de recyclage et de rabotage des anciens revêtements routiers. Car ces revêtements sont susceptibles de receler des produits hautement cancérigènes : amiante, goudron, etc.
« Plus de la moitié des travaux entrepris sur les routes, relève de la rénovation, conclut le Pr Lasfargues. Il est essentiel de réaliser des carrotages pour rechercher la présence de ces toxiques avant de lancer le chantier afin que les ouvriers puissent bénéficier de mesures de protection efficaces ».

31 700 agents d’exploitation de la voirie publique travaillaient pour les collectivités territoriales au 31 décembre 2006. Le Cnfpt ne dispose pas de statistiques plus récentes. Il faut y ajouter les 25 000 ouvriers de la fonction publique d’Etat (équipement) transférés à la territoriale entre 2007 et 2009.

Les postes les plus à risques

L’Anses les a identifiés :

  • Chez les travailleurs de la pose d’enrobés à chaud, il s’agit des postes de conducteur de finisseur, de tireur au râteau et de régleur.
  • Chez les travailleurs chargés de l’application des enduits superficiels d’usure (ESU), il s’agit des postes de gravillonneur et d’opérateur-lance.
  • Chez les applicateurs de l’asphalte coulé, il s’agit des postes d’aide asphalteur, d’asphalteur et de régleur finisseur.
  • Chez les travailleurs de l’étanchéité, il s’agit des postes d’étancheur et d’aide étancheur utilisant la méthode de collage au bitume oxydé fondu.
  • Chez les travailleurs affiliés aux travaux de petit entretien ou de réfection, il s’agit des brouetteurs, ratisseurs d’enrobés à chaud ainsi que les préparateurs de fissure.
Source : www.lagazettedescommunes.com du 12 septembre 2013
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18 mai 2013 6 18 /05 /mai /2013 09:16

Au moment même où les conditions de travail se détériorent dans la plupart des entreprises et où les gros bonnets de la finance incitent les conseils d'administration aux dégraissages de personnels, j'apprends que la médecine du travail, garante institutionnelle du respect de la santé et du bien être des ouvriers et salariés, est elle-même mise en demeure de rendre des comptes et sommée de lever le pied sur certaines de ses activités et conclusions !

Dans quel monde vit-on ?

Quels seront, demain, les prérogatives des médecins du travail si on continue dans ce sens ?

Pourra t-on encore seulement parler de médecine indépendante à la lecture des accusations portées à l'encontre de 3 médecins par des employeurs très certainement plus intéressés par le silence des médias sur leurs pratiques managériales que par le feu des projecteurs en plein festival de Cannes ?

Le site internet de l'association SMT(santé et Médecine du Travail), a pour objet de développer une réflexion et de permettre un échange sur les pratiques professionnelles et leurs conséquences scientifiques, sociales et éthiques pour agir sur l'évolution de la médecine du travail. Elle est ouverte aux médecins du travail et aux spécialistes scientifiques et sociaux se préoccupant de la médecine du travail.

Vous trouverez sur son site des explications sur le combat qu'elle mène et vous pourrez signer une pétition pour aider ces 3 médecins du travail poursuivis en justice, si le coeur vous en dit. Pour comprendre les motivations de cette pétition et de ce combat, voilà une synthèse de cette dangereuse affaire...

"Aujourd’hui, en France, trois médecins du travail sont poursuivis par des employeurs pour la rédaction de certificats médicaux ou de courriers à des confrères, attestant d’atteintes à la santé mentale de salariés en lien avec leur activité de travail. Ces poursuites sont un moyen de peser sur l’indépendance des médecins du travail afin de les dissuader de rédiger des écrits mettant en cause les conditions d’organisation du travail.

L’association SMT appelle à soutenir collectivement les collègues mis en cause en signant la pétition d’alerte et de soutien, et à porter ces questions dans l’espace public".  Extrait du site internet http://www.a-smt.org/accueil.html

Je vous indique aussi ce lien qui enfonce un peu plus le clou du danger qui pèse sur cette médecine du travail. En effet, non seulement on empêcherait les médecins du travail de remplir leurs missions mais on apprend que nous allons tout droit vers un manque de médecins du travail ! On voudrait tuer l'embryon dans l'oeuf que l'on ne s'y prendrait pas autrement...

Pour signer la pétition et lire les points de vue de la SMT c'est ici.

Le webmestre

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10 mai 2013 5 10 /05 /mai /2013 09:02

http://training.itcilo.it/actrav_cdrom2/es/osh/kansi/oitnavy.jpg

Un rapport de l'OIT souligne que la prévention est la clé pour pour combattre le nombre grandissant de maladies liées au travail qui font plus de deux millions de victimes chaque année.

L’Organisation internationale du Travail (OIT) a lancé un appel en faveur d’une campagne mondiale «urgente et dynamique» pour combattre le nombre grandissant de maladies liées au travail qui sont à l’origine d’environ deux millions de morts par an.

«Le coût ultime d’une maladie professionnelle, c’est celui d’une vie humaine. Ces maladies appauvrissent les travailleurs et leur famille et peuvent miner des communautés tout entières lorsqu’elles perdent leurs travailleurs les plus productifs», a déploré le Directeur général de l’OIT, Guy Ryder, dans sa déclaration publiée à l’occasion de la Journée mondiale de la sécurité et de la santé au travail. «A cause d’elles, la productivité des entreprises est réduite et le fardeau financier pour l’Etat s’accroît à mesure qu’augmentent les dépenses de santé. Quand la protection sociale est défaillante ou inexistante, beaucoup de travailleurs, ainsi que leur famille, sont privés de l’aide et du soutien dont ils ont besoin.»

M. Ryder a rappelé que la prévention était la clé pour s’attaquer au fléau des maladies professionnelles, et qu’elle était plus efficace et moins coûteuse qu’un traitement suivi d’une réhabilitation. Il a déclaré que l’OIT préconisait l’institution d’un «paradigme de prévention comprenant une action exhaustive et cohérente en direction des maladies professionnelles, et pas seulement des accidents». Il a ajouté: « Il y a un pas fondamental qui consiste à reconnaître le cadre que constituent les normes internationales du travail pour conduire des actions de prévention efficaces et promouvoir leur ratification ainsi que leur application. «

Le Directeur de l’Organisation internationale des employeurs (OIE), Brent Wilton, a expliqué: «L’OIT est bien placée pour diriger un effort concerté et global pour relever les défis de la SST en proposant des informations consultables en ligne, sur un site web pratique et facile d’accès pour les acteurs du lieu de travail, les centres de prévention et de traitement, les organisations d’employeurs et de travailleurs, les autorités chargées de faire appliquer la règlementation et les inspections du travail. Nous avons là une occasion de nous assurer que les pays sont mieux équipés pour éviter les risques liés aux défis de la SST en tirant parti des expériences partagées.»

Sharan Burrow, Secrétaire générale de la Confédération syndicale internationale (CSI), a déclaré: «Nos sociétés ne doivent pas accepter que les travailleurs puissent mettre leur santé en péril pour gagner leur vie. Nous ne devons pas non plus oublier que les maladies professionnelles font peser une lourde charge sur les familles et sur les deniers publics – une charge que l’on pourrait éviter. Pour prévenir les décès et les maladies, il est primordial de mettre à profit le savoir des travailleurs, épaulés par leurs syndicats. La protection des travailleurs, du respect de leurs droits à la représentation syndicale, ainsi que la législation nationale et son application en conformité avec les normes et les orientations de l’OIT, devraient être étendues.»

Nous devons nous fixer des objectifs clairs en matière de SST et établir une feuille de route; nous devons agir»

Dans un rapport sur la prévention des maladies professionnelles (voir plus bas) publié pour la Journée mondiale de la sécurité et de la santé au travail, l’OIT a constaté qu’en dépit du fait que les maladies professionnelles tuent six fois plus que les accidents du travail, elles sont largement plus ignorées. Sur les quelque 2,34 millions de décès liés au travail par an, l’immense majorité d’entre eux – approximativement 2,02 millions – sont la conséquence d’une maladie professionnelle. Cela représente une moyenne journalière de 5 500 morts. L’OIT estime également à 160 millions le nombre de cas de maladies non mortelles liées au travail chaque année.

Les évolutions technologiques et sociales, ajoutées à la conjoncture économique mondiale, aggravent les risques existant pour la santé et en créent de nouveaux. Les maladies professionnelles bien connues comme les pneumoconioses et les maladies imputables à l’amiante demeurent courantes tandis que des maladies professionnelles relativement nouvelles comme les troubles psychiques ou les troubles musculo-squelettiques (TMS) sont en plein essor.

Les maladies professionnelles s’accompagnent d’énormes coûts – pour les travailleurs et leur famille, tout comme pour le développement économique et social. L’OIT estime que les accidents du travail et les maladies professionnelles entraînent une perte de 4 pour cent du Produit intérieur brut (PIB) par an, soit environ 2 800 milliards de dollars E.-U., en coûts directs et indirects engendrés par les maladies et les lésions liées au travail.

La qualité des données est d’une importance capitale puisqu’elles sont la base même d’une stratégie de prévention efficace. Pourtant, à l’échelle mondiale, plus de la moitié des pays ne produisent pas de statistiques concernant les maladies professionnelles. Seuls quelques pays recueillent des données différenciées par sexe. Cela rend difficile, non seulement l’identification des types de maladies ou d’accidents liés au travail qui affectent spécifiquement les hommes et les femmes, mais cela empêche aussi d’élaborer des mesures de prévention efficaces pour chacun.

«Il n’est pas simple de réduire drastiquement l’incidence des maladies professionnelles. Ce n’est pas facile et cela ne se fera pas en une nuit, mais des progrès sont certainement réalisables. Nous devons donc nous fixer, dans nos domaines de responsabilité respectifs, des objectifs clairs en matière de SST et établir une feuille de route; nous devons agir et persévérer afin qu’ensemble nous réussissions à inverser le cours de l’épidémie et à faire véritablement progresser cette dimension du travail décent», a conclu M. Ryder.
Pour le directeur pays de l’OIT au Viet Nam, Gyorgy Sziraczki, la création d’une culture de la sécurité peut faire que «le travail donne la vie et n’en prend pas». Après tout, dit-il, «le travail décent, c’est un travail sûr».

A l’occasion de la Journée mondiale pour la sécurité et la santé au travail (le 28 avril), l’OIT appelle à agir d’urgence à l’échelle mondiale pour lutter contre les maladies professionnelles qui coûtent environ 2 millions de vies par an.

Voir le Fichier : Rapport_OIT_2013_sur_les_maladies_professionnelles.pdf

 

Faits et chiffres sur la santé et la sécurité au travail

  • 2,02 millions de personnes meurent chaque année de maladies liées au travail.
  • 321 000 personnes meurent chaque année d’accidents du travail.
  • 160 millions de maladies professionnelles non mortelles par an.
  • 317 millions d’accidents du travail non mortels par an.
Cela signifie que:
  • Toutes les 15 secondes, un travailleur meurt d’une maladie ou d’un accident lié au travail.
  • Toutes les 15 secondes, 151 travailleurs sont victimes d’un accident du travail.

Les décès et les blessures frappent très lourdement les pays en développement, où une grande partie de la population exerce des activités dangereuses, comme l’agriculture, le bâtiment, la pêche et les mines.

Source : www.ilo.org, 26 avril 2013









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3 janvier 2013 4 03 /01 /janvier /2013 12:20

En grimpant sur les poteaux, mais aussi dans les centraux téléphoniques, les employés de l'opérateur ont été exposés pendant des années à de petits dispositifs radioactifs. Avec le risque de développer un cancer, selon la revue indépendante Santé et travail.

France Telecom: de nombreux agents ont manipulé des appareils radioactifs sans le savoir

En grimpant sur les poteaux, mais aussi dans les centraux téléphoniques, les employés de France Télécom ont été exposés pendant des années à de petits dispositifs radioactifs (photo d'illustration).

AFP PHOTO DOMINIQUE FAGET

 

Des années durant, les agents des centraux téléphoniques de France Telecom et les lignards, ceux qui grimpent aux poteaux téléphoniques, ont manipulé sans précaution particulière de petits appareils destinés à éviter les surtensions sur les lignes, alors qu'ils étaient radioactifs. Aujourd'hui, on constate des excès de cancer parmi le personnel. L'opérateur français a minimisé le danger pour la santé des salariés, accuse le très sérieux trimestriel Santé et travail. "L'opérateur n'a jamais vraiment pris la mesure du risque que pouvaient représenter ces petits appareils, pas plus qu'il n'en a informé ses agents, ni dispensé des consignes de protection", écrit la revue indépendante dans son numéro de janvier, où elle révèle l'étendue du scandale sous le titre "France Telecom: un risque radioactif occulté". La rédaction a confié à lexpress.fr, en exclusivité, les principaux éléments du dossier. 

Semblables à de minuscules ampoules, les parasurtenseurs sont constitués d'électrodes enfermées dans une enveloppe étanche contenant un gaz et des éléments radioactifs. Les plus petits mesurent 1,5 cm. Le modèle en verre contenant du radium 226 a été interdit en 1978 à cause de sa toxicité, et remplacé par un autre contenant du tritium, également radioactif. Ces dispositifs ont été utilisés massivement entre les années 1940 et 1970, puis enlevés en grande partie au cours des années 1980 et 1990. La nouvelle génération de parasurtenseurs, elle, n'est pas radioactive. Mais il subsiste un nombre encore indéterminé d'anciens modèles sur le réseau. 

La revue indépendante Santé et Travail publie le dossier:

La revue indépendante Santé et Travail publie le dossier: "France Télécom: un risque radioactif occulté"

Santé et Travail

Egalement baptisés parafoudres, ces dispositifs se retrouvent partout. Dans les boîtes de raccordement sur les lignes, en haut des poteaux, mais aussi à l'arrivée, chez les particuliers. Dans les centraux téléphoniques, aussi, d'où partent les lignes d'abonnés, chacune dotée de deux parasurtenseurs. Les agents sont nombreux à avoir manipulés les anciens modèles radioactifs. Ils en stockaient dans leur voiture, en cas d'intervention, les glissaient dans la poche de poitrine de leur chemise ou même entre leurs lèvres, pour garder les mains libres. Les modèles en verre se changeaient à la pince et parfois cassaient, à cause de la corrosion. 

Comment faire le lien entre l'exposition potentielle à la radioactivité et la maladie?

Plusieurs alertes sanitaires ont été lancées, selon Santé et travail. Au centre de construction des lignes de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), d'abord, où la CFDT PTT de Loire-Atlantique a déposé plainte contre X pour empoisonnement, suite au décès de quatre agents par cancers entre 1989 et 1995. Puis à Lyon, en 1998, par un médecin de prévention (ex-médecin du travail). Puis à Riom-ès-Montagne (Cantal), en 2006 et 2007, où le Comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) du site a fait jouer son droit à expertise. Puis à Béziers et Bédarieux, dans l'Hérault, où le CHSCT départemental a voté lui aussi une expertise en 2010. 

Les dangers pour la santé peuvent venir soit des rayonnements, soit d'inhalations, notamment en cas de fuites ou de bris des ampoules, comme le montre l'expertise réalisée en 2010 par la Commission de recherche et d'information indépendantes sur la radioactivité (Criirad), ONG reconnue qui conduit régulièrement ses propres investigations. Mais pour un salarié aujourd'hui atteint d'un cancer, la difficulté à faire le lien entre son parcours professionnel, donc son exposition potentielle à la radioactivité, et la maladie, reste entière. 

"Les études de l'Inserm et de l'IRSN ont conclu qu'il n'y avait pas de danger!"

De son côté, la direction de France Telecom a commandé deux études qui insistent sur les faibles doses reçues et écartent les risques pour la santé. "Celle de l'Inserm, présentée en 2003 [...], ne retient pas l'hypothèse d'une origine professionnelle des cancers, écrit la journaliste de Santé et travail, Isabelle Mahiou. Même si elle montre qu'il existe un risque élevé de décès chez des agents de lignes pour les cancers de l'os et des cartilages, typiques des contaminations internes par le radium 226, et significatif pour des cancers de l'appareil digestif et des poumons, organes radiosensibles!" Quant au rapport publié en 2010 par l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN), il conclut à l'absence de risque de cancers radioinduits. La direction de France Telecom s'exprime dans le trimestriel par la voix de Jean-Marie Montel, délégué régional Auvergne: "Les études de l'Inserm et de l'IRSN ont conclu qu'il n'y avait pas de danger, il n'y avait pas de raison d'engager une démarche volontariste de retrait [des parasurtenseurs]." 

Sur le site de Riom-ès-Montagne, en Auvergne, des experts mandatés par le CHSCT ont commencé à retracer les historiques d'exposition des agents atteints de cancer. Un travail de longue haleine.

Article d'Estelle Saget paru dans le magazine "L'Express" du 3 janvier 2013

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5 octobre 2012 5 05 /10 /octobre /2012 18:30

La Commission présente les comptes de la Sécurité sociale pour 2011 et les prévisions 2012 et 2013. Le déficit de l'ensemble des régimes de base de sécurité sociale et du Fonds de solidarité vieillesse (FSV) devrait être réduit de 3,3 milliards d'euros en 2012 et s'établir à -19,3 milliards d'euros. Il serait ainsi réduit d'un peu plus de 10 milliards d'euros par rapport au niveau exceptionnel, proche de 30 milliards d'euros, atteint en 2010. Le déficit de 2012 reste cependant très élevé et représente encore plus du double de celui de 2008. En 2012 comme en 2011, la réduction du déficit porte principalement sur le régime général dont le solde serait ramené de -17,4 milliards? d'euros? en 2011 à -13,1 milliards d'euros en 2012. Sur les deux années 2011 et 2012, ce déficit aura ainsi été réduit de 11 milliards d'euros.

Lire le rapport complet en cliquant sur Voir le Fichier : Les_comptes_de_la_securite_sociale_en_2011_-_Previsions_2012_et_2013.pdf

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21 août 2012 2 21 /08 /août /2012 11:36

Je vous donne ici un résumé de l'enquête que vous pourrez lire en entier en cliquant sur le lien prévu à cet effet (voir en bas du résumé).

 

Dans ce document, nous proposons une mesure de la santé à l’âge du travail qui nous permet de décrire les états de santé des personnes concernées, qu’elles travaillent effectivement ou qu’elles ne travaillent pas. La vaste littérature disponible sur les liens entre santé et travail fournit en effet de nombreux indices montrant que la santé est moins uniformément bonne que l’on pourrait a priori le penser pour cet âge particulier. Nous souhaitons, par cette mesure, en apprécier l’ampleur en saisissant la santé dans sa globalité, c’est-à-dire sans la limiter à ce qu’y imprime le rapport au travail ou à l’emploi. Nous entrons donc dans le travail par la santé, en considérant celle-ci de la manière la plus ouverte possible. Cette ouverture suppose également de considérer, ensemble, les dimensions physique, mentale et fonctionnelle de la santé en examinant les liens possibles entre elles. Notre propos est par ailleurs résolument descriptif plutôt que causaliste. Sans remettre en cause l’intérêt de la recherche des causalités réciproques entre travail et santé, dont nous retrouvons d’ailleurs plusieurs des résultats – notamment les mécanismes liés aux inégalités sociales de santé –, nous explorons les états de santé à l’âge du travail, de la bonne santé jusqu’à la santé très dégradée, en les qualifiant le mieux possible.

La santé, on le sait, n’a d’autre définition que conventionnelle et toute mesure doit faire état de « sa fabrique ». La première partie de ce rapport présente donc le détail des instruments à partir desquels la mesure a été construite. Ces instruments sont extraits de l’enquête Événements de vie et santé (Drees, 2005-2006), représentative de la population des 18-75 ans résidant en France en ménage ordinaire, pour sa richesse en variables sur la santé et malgré des informations plus restreintes sur le travail et l’emploi. Toujours dans cette première partie, les données de l’enquête sont confortées, par la comparaison, à d’autres enquêtes nationales et internationales et l’exploitation de deux scores synthétiques sur la santé physique et mentale offre une première vue d’ensemble de la question posée. On y confirme le jeu du travail comme normalité de santé physique plutôt que mentale, on y enregistre de nombreux troubles déclarés (y compris lorsque les personnes travaillent) que nous avons traités comme des anomalies de la normalité, et on y voit enfin l’autonomie relative de la santé physique et de la santé mentale.

La seconde partie du rapport pousse plus loin l’analyse en cherchant à caractériser les différentes situations de santé possibles et en décrivant les caractéristiques des personnes concernées par une pluralité de variables. Pour ce faire, nous mobilisons une analyse des correspondances multiples (ACM) menée sur une sous-partie des enquêtés (les 18-65 ans), suivie d’un travail de typologie. Les neuf types de santé qui se dégagent de cette analyse dessinent
trois grandes zones de santé : « bonne », « moyenne » et « mauvaise », qui concernent respectivement 54 %, 31 % et 14 % de l’ensemble des 18-65 ans. L’exploitation d’un large ensemble de variables permet de qualifier chacun de ces trois types et, surtout, objective les seuils qui les discriminent. La cartographie sur laquelle débouche l’analyse confirme la première exploitation des scores synthétiques et la précise. Elle montre qu’une large partie de la population en emploi doit faire avec des pathologies liées à la santé physique ou mentale, des limitations fonctionnelles, une santé qui n’est pas toujours perçue de manière favorable, etc. Plus précisément, si l’on regroupe les types de santé moyenne (pour lesquels les troubles peuvent être substantiels) et celui de la mauvaise santé (dans lequel les pathologies sont les plus graves sur tous les plans de la santé examinés et tendent à se cumuler), quelque 45 % des 18-65 ans présentent un état de santé non indemne de « troubles », dont une grande majorité est en emploi. À l’opposé, les meilleurs états de santé ne renvoient pas d’accords parfaits entre les différentes dimensions de la santé. On y décèle des dissonances : une bonne santé physique allant avec des troubles de la santé mentale ou réciproquement. Il n’y a donc pas une norme rigide de la santé au travail, mais plusieurs qui s’écartent, parfois nettement, de celle que dicterait une définition strictement biologique de la santé, limitée à la morbidité.

La conclusion de ce rapport reprend ce qui nous semble les principaux enseignements de la mesure produite, les rapportant à ceux de la littérature et les discutant, par exemple, sur les effets des variables d’âge ou de sexe que nous voyons jouer de façon atténuée. Elle amorce également une réflexion plus générale sur les normes de la santé au travail dont la variété invite à ouvrir, plus qu’on ne le fait usuellement, la compréhension de la relation santé-travail aux dispositifs institutionnels et réglementaires qui contribuent à la construire.

Voir le Fichier : Enquete_sur_la_sante_au_travail.pdf

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29 février 2012 3 29 /02 /février /2012 16:46

Au moment de la visite d'embauche, le médecin du travail doit constituer un dossier médical individuel prévu à l'article L. 4624-2 du Code du travail, qu'il complètera après chaque examen médical ultérieur du salarié.

Ce dossier obligatoire est la composante essentielle du suivi médical du salarié qui permet la traçabilité des expositions et un suivi adapté.

Pour tout savoir en un clic et en une page organisée par thèmes, cliquez sur le lien ci-dessous.

Voir le Fichier : Le_dossier_medical.pdf

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16 février 2012 4 16 /02 /février /2012 10:22

Bilan de santé à l’Education : le Ministre choisit un organisme privé !

Communiqué de presse FSU
Les Lilas, le 15 février 2012

La FSU apprend avec consternation que le ministre de l’Education Nationale vient de décider d’attribuer la gestion du bilan de santé professionnel pour les personnels de l’éducation nationale âgés de 50 ans, à un organisme privé.

L’expérimentation sur 5 départements avait été confiée l’an dernier à la MGEN, mutuelle professionnelle des agents, référencée par le ministère comme seul organisme complémentaire et qui a la confiance des personnels.

La FSU tient à rappeler la grande faiblesse de la médecine de prévention dans l’Education Nationale, qui conduit l’Etat à ne pas assurer les obligations comme par exemple la visite médicale quinquennale. Malgré les promesses du ministre Luc Chatel, seulement une vingtaine de médecins de prévention ont été recrutés sur les 80 annoncés et compte-tenu des départs en retraite, plusieurs académies restent sans médecin de prévention, alors que la santé des personnels de l’Education nationale se dégrade comme le relève la récente enquête du Carrefour Social.

Dans ce contexte, le bilan de santé à 50 ans doit être généralisé cette année et assuré par un médecin de prévention. Son organisation ainsi que les examens complémentaires y afférant, devaient être confiés après appel d’offres à un partenaire extérieur.

Pour la FSU ce partenaire ne pouvait être que la MGEN dont la connaissance du milieu professionnel et du système de santé, l’expérience, la compétence professionnelle et les valeurs qui les sous-tendent ne peuvent être mises en doute.

Pour la FSU, la décision du Ministre constitue une attaque de plus contre les personnels, au travers de leur mutuelle solidaire. C’est une décision politique qui transfère au marché une partie de la gestion de la santé des personnels. Elle fait suite à la taxation des mutuelles, devenues une cible privilégiée, au détriment des personnels.

La FSU demande solennellement au Ministre de l’Education nationale de revenir sur cette décision.

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12 février 2012 7 12 /02 /février /2012 11:03

Réunis à Paris le 7 février 2012 pour une journée d’action, les médecins scolaires entendent alerter l’opinion sur le risque de disparition de leur profession. Ils dénoncent les centaines de postes vacants et demandent une revalorisation d’urgence de leur grille indiciaire.

Pour les trois organisations syndicales des médecins de l’Education nationale, qui organisaient une journée d’action à Paris le 7 février 2012, la médecine scolaire est proche d’un point de non retour. « Faute de projet de santé publique, nous ne serons bientôt plus en mesure d’offrir le service auquel chaque enfant a droit », prédit Corinne Vaillant, secrétaire générale du SNMSU-UNSA Education, syndicat majoritaire de la profession. D’ici à 2019, ce sont en effet 42% des médecins scolaires qui partiront à la retraite, sans que la relève ne soit assurée. Ainsi, dans toute la France, on dénombre déjà 220 postes vacants, dont 24 uniquement en Seine-Saint-Denis, un département déjà très touché par la désertification médicale. « Nous estimons que 30 à 40% des établissements ne sont pas couverts par la médecine scolaire, témoigne Mathieu Hanotin, vice président du conseil général de Seine-Saint-Denis en charge de l’éducation. Or le médecin scolaire est très souvent le seul médecin que les jeunes de quartiers peuvent rencontrer. Ces mêmes jeunes, qui ne prennent pas de bonnes habitudes de santé et qui ont des conduites à risque… Pourtant les postes existent. Il faut que l’Etat soit au rendez-vous et les rende attractifs ! »

1750 euros bruts - C’est que la création du corps des médecins scolaires, fonctionnaires de l’Education nationale, date de 1991, et que leur grille indiciaire n’a pas évolué depuis. « Un médecin scolaire en début de carrière gagne 1750 euros brut par mois, après 9 à 10 ans d’études, un concours professionnel, une formation spécifique à l’Ecole des hautes études de santé publique, et un an de stage professionnel », dénoncent les syndicats. « Un interne en médecine générale gagne davantage en première année qu’un médecin scolaire en début de carrière. Même si nos missions sont passionnantes, toute cette énergie doit-elle être dépensée pour si peu ? » s’interroge Corinne Vaillant. Un décret modifiant la grille indiciaire devait être publié fin décembre 2011. Il se fait toujours attendre, malgré les conclusions des rapports de la Cour des comptes et du Comité d’évaluation et de contrôle des politiques publiques sur la médecine scolaire publiés en novembre 2011, et qui font de la revalorisation de la profession une des premières priorités.

Dépistages systématiques en berne - « Les médecins scolaires jouent un rôle primordial dans le dépistage des troubles auditifs et visuels au moment du passage en cours préparatoire », témoigne Brigitte Collet, adjointe au maire, en charge de l’éducation, à Bordeaux, une des douze villes possédant un service de médecine scolaire municipale, dont les moyens permettent des bilans quasi systématiques en petite et moyenne section de maternelle, ce qui est loin d’être le cas au niveau national. Le rapport du comité d’évaluation et de contrôle des politiques publiques avance un chiffre : 65% des bilans de santé systématiques pour les enfants de 6 ans auraient été réalisés durant l’année scolaire 2008-2009, dernières données statistiques disponibles. « Faux ! » s’exclament les organisations syndicales, qui ont fait leurs propres sondages. « Aujourd’hui, la moyenne se situe plutôt à 20% des élèves de 6 ans, les bilans de santé systématiques ayant quasiment disparus pour les élèves de 9, 12 et 15 ans. »

Intégration des enfants handicapés - Autres points d’inquiétude pour la santé des enfants à l’école : la médecine scolaire est en première ligne pour l’intégration des enfants handicapés ou souffrant de troubles de santé. « Nous sommes le lien entre les maisons départementales des personnes handicapées (MDPH) et l’Education nationale. L’intégration des enfants handicapés à l’école a explosé. Chaque année, leurs besoins sont à réévaluer. Qui fera ce travail si nous ne sommes plus là ?», demandent les syndicats. De même, si des troubles de l’apprentissage, comme la dyspraxie, ne sont pas diagnostiqués de façon précoce, ils laissent l’enfant et sa famille dans une grande souffrance. « Or les médecins généralistes ne connaissent pas forcément la pathologie, mais surtout, ne savent pas ce qui peut être fait à l’école pour aider ces enfants », arguent les syndicats. « Nous sommes les seuls médecins à avoir accès à tous les enfants. Faire disparaître la médecine scolaire équivaut à renforcer les inégalités sociales », conclut Corinne Vaillant. Un constat que tout le monde semble partager au vu des rapports successifs, mais qu’il faudrait enfin traduire par des actes.

 

Chiffres-clés

La médecine scolaire en chiffres :

  • On compte 1373 médecins scolaires en 2011 (dont 593 ont plus de 55 ans) pour 12 millions d’élèves.
  • 37 euros : c’est la dépense annuelle par élève pour la médecine scolaire.
  • 169 équivalents temps plein ont été perdus entre 2006 et 2011.
  • 220 postes de médecins scolaires sont vacants dans toute la France.
  • En 2019, 42% des médecins scolaires seront partis à la retraite.
Source : www.lagazettedescommunes.com
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15 décembre 2011 4 15 /12 /décembre /2011 11:28
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